Le contribuable belge avait déjà été averti dans l’Accord de gouvernement de janvier 2025 : un certain nombre de dépenses et de niches fiscales ne seront plus indexées jusqu’à l’année de revenus 2029 comprise.
Concrètement, cela signifie que, malgré l’inflation, plusieurs plafonds fiscaux resteront inchangés, ce qui entraîne une diminution réelle de l’avantage fiscal pour le contribuable. Exposons-en quelques-uns ci-dessous.
1. L’épargne à long terme
L’épargne à long terme permet de constituer un capital de pension complémentaire. Elle prendra forme d’un contrat d’assurance-vie. Moyennant le respect de certaines conditions, les primes versées ouvrent le droit à une réduction d’impôt de 30%, à laquelle s’ajoutent les centimes additionnels communaux.
L’épargne à long terme permet de constituer un capital de pension complémentaire. Elle prendra forme d’un contrat d’assurance-vie. Moyennant le respect de certaines conditions, les primes versées ouvrent le droit à une réduction d’impôt de 30%, à laquelle s’ajoutent les centimes additionnels communaux.
Exemple : vous versez une prime de 2.000 € en 2025. Vous pourrez récupérer 600 € en 2026 via votre déclaration fiscale (hors centimes additionnels communaux).
Pour l’année 2026, le montant maximal des primes donnant droit à la réduction d’impôt reste fixé à 2.450 €.
2. L’épargne-pension
Cette niche fiscale permet également au contribuable d’épargner tout au long de sa carrière en vue de constituer un capital complémentaire à la pension légale. Elle peut prendre la forme d’un fonds d’épargne-pension ou d’une assurance épargne-pension. En contrepartie des primes versées – et toujours sous certaines conditions – un avantage fiscal est accordé. Deux régimes coexistent :
- Versement de 1.050 € : réduction d’impôt de 30%, soit 315 € ;
- Versement de 1.350 € : réduction d’impôt de 25%, soit 337,50 €.
Le régime à 25% permet donc d’épargner davantage mais l’avantage fiscal supplémentaire reste limité.
Pour l’année 2026, les plafonds de primes donnant droit à la réduction d’impôt, restent fixés à 1.050 € et 1.350 €.
3. La pension libre complémentaire pour indépendant (PLCI)
La PLCI est également un système de pension complémentaire réservé aux indépendants (à titre principal ou complémentaire). Elle prend la forme d’un contrat d’assurance. Les primes versées dans une PLCI sont déductibles à 100% en tant que frais professionnels et permettent donc de payer moins d’impôt et moins de cotisations sociales. L’indépendant peut verser une prime qui est elle-même plafonnée.
Pour 2026, l’Accord de gouvernement prévoit l’augmentation du pourcentage maximal de la cotisation de l’indépendant à 8,5% de ses revenus nets (pour une PLCI ordinaire), calculée sur base de ses revenus professionnels d’il y a trois ans, et ce, dès 2026. Le plafond n’est, quant à lui, pas concerné par le gel de l’indexation. Son montant est donc fixé à 4.086,34 €.
4. Les dividendes
Un contribuable peut récupérer jusqu’à 249,90 € de précompte mobilier sur les premiers 833 € de dividendes perçus.
Ce plafond, qui faisait auparavant l’objet d’une indexation, reste inchangé pour 2026.
5. Le compte d’épargne
La loi fiscale prévoit également une exonération des intérêts perçus sur les comptes d’épargne, dans la limite de 1.020 € d’intérêts.
Là encore, ce montant n’est pas indexé en 2026.
En période d’inflation, le contribuable subit donc une perte réelle de l’avantage fiscal.
Conclusion
En renonçant à l’indexation de ces différents plafonds, le gouvernement augmente ses recettes fiscales sans modifier les taux d’imposition. Pour le contribuable, l’effet est clair : il paie davantage d’impôt, ou plus exactement, il bénéficie de moins de réductions fiscales, en particulier en période d’inflation.